lundi 29 mars 2010

Miel et poivre long (encore des sablés)


Virée dans la capitale. Un colloque à la BnF, un dernier (?) diplôme à passer pour Monsieur bac + 40. Toujours à 100 à l'heure. Pas vu les amis, à peine le temps pour la famille qui n'avait pas vu mini Kriskou depuis l'automne. Et hop, on refait les valises, retour en Poitou. 

Avant de partir, j'avais continué sur la thématique "petit sablés". Ceux-ci étaient destinés à accompagner les poires au Banyuls dégustées en compagnie de B. et J.-M. 

L'idée d'associer le poivre long à du miel a surgi d'un coup, comme une évidence. Le parfum de cette épice très particulière embaume la cuisine pendant la cuisson. Croquez : d'abord, vous ne sentez que le miel. Mais le poivre ne tarde pas à dévoiler ses arômes envoûtants et son léger piquant. Ces biscuits accompagnent très bien le café, le thé, ou rien, je veux dire par là... un accès aigu de gourmandise ;-)  

J'en ai offert à A., qui les a fait goûter à sa fille A'., qui les a partagés, par lait maternel interposé, avec E., 3 mois, mignonne à croquer. Voilà une recette qui a de l'avenir… 

Sablés au miel et au poivre long

- 1 chaton de poivre long très finement moulu ou râpé (1 1/2 voire 2 pour une saveur plus prononcée)
- 50g d'amandes en poudre
- 30g de miel
- 50g de beurre demi-sel
- 50g de sucre
- 1 jaune d'oeuf
- 120g de farine de blé (T55 ou T45)

1. Mélangez au mixeur le poivre, les amandes, le sucre, le miel, le beurre et le jaune d'oeuf jusqu'à obtenir une pâte molle. Ajoutez ensuite la farine et pétrissez rapidement jusqu'à pouvoir rassembler la pâte en boule. Filmez et mettez au frais 30 minutes pour raffermir cette pâte si elle vous paraît trop molle (cela dépend de la température ambiante...)
2. Préchauffer le four à 180°C, chaleur tournante si possible. Garnissez une plaque à pâtisserie d'une feuille de papier cuisson.
3. Étalez la pâte sur 5 mm d'épaisseur et découpez des sablés de la forme de votre choix avec un emporte-pièce (ou sans). Disposez-les au fur et à mesure sur la plaque garnie de papier cuisson.
4. Enfournez pour 10 minutes, pas plus. Les biscuits vont dorer assez vite, mais à la sortie du four, ils sont encore mous. C'est normal, ils durcissent en refroidissant.
Laissez refroidir sur une grille puis conservez dans une boîte en fer à l'abri de l'humidité.

mercredi 17 mars 2010

Sablés pavot et vanille (ronds et très, très bons)



Animés par des chants d'oiseaux, les matins paraissent beaucoup plus doux. Hier midi, j'ai pris un petit café dans le jardin. Sous un soleil enfin printanier. J'ai plongé la main dans une boîte de petits sablés : pavot et vanille. Tout frais, croquants et fondants. J'ai eu du mal à m'arrêter. Avec le thé du milieu de matinée, je viens de dévorer les deux derniers. 

Aujourd'hui, 17 mars, j'avais prévu de vous offrir une recette à la bière travaillée de longue date ; mais ces sablés improvisés sur un coup de tête m'ont fait changer d'avis. 

Sablés pavot-vanille



Pour une vingtaine de petits sablés de 2,5 cm de diamètre : 
- 50g d'amandes en poudre 
- 20g de graines de pavot 
- 50g de beurre demi-sel 
- 80g de sucre cassonade 
- 1 jaune d'oeuf 
- les graines d'1/2 gousse de vanille (à défaut, bien sûr, on peut se rabattre sur de l'extrait de vanille liquide) 
- 70g de farine de blé (T55 ou T45) 

Et c'est tout... comme disent les deux compères dont les petits sablés sont faits pour être imités ;-)

1. On préchauffe le four à 160° C, chaleur tournante si possible. 
2. On mélange la cassonade avec les graines de la 1/2 gousse de vanille, la poudre d'amandes et les graines de pavot. On ajoute le beurre et le jaune d'oeuf. On termine par la farine. Si on respecte cet ordre, on obtient une pâte assez friable : on la "sable" du bout des doigts comme si on voulait faire un crumble, puis on rassemble le tout et on pétrit jusqu'à former une boule. 
3. On étale la pâte sur 7-8 mm d'épaisseur environ. On découpe des biscuits à l'emporte-pièce et on les dépose sur une plaque à pâtisserie garnie d'une feuille de papier cuisson. 
4. On enfourne entre 10 et 15 minutes, les sablés doivent à peine colorer. Ils sont encore mous à la sortie du four, c'est normal. Ils durcissent et deviennent croquants en refroidissant. Attention à adapter le temps de cuisson si vous faites des biscuits plus/moins larges ou plus/moins épais. 

mercredi 10 mars 2010

Gelée de limettes, histoires de sucettes.


Avant la naissance de mini Kriskou, on était contre l'idée de lui donner une sucette. Surtout le papa d'ailleurs. Ce truc fourré dans le bec d'un bébé, quelle horreur. Quelle honte, ces parents qui prétendent contrôler les émissions sonores de leur progéniture... Après trois semaines de nuits blanches et de journées noires, j'ai essayé pour voir (et ne plus entendre). Cela a été assez miraculeux. 

A 2 mois, elle dormait plutôt bien, avec ou sans. 

A 4 mois, c'était devenu son objet fétiche. On a commencé à se lever 1, 2, 3 et même 4 fois par nuit pour la lui remettre, sinon, c'était 1h de hurlements déchirants. 

A 5 mois, le pédiatre nous a sévèrement rappelés à l'ordre : surtout pas pour dormir, c'est l'esclavage assuré. On a tenté un sevrage. On a craqué au bout de 2 nuits. Lui enlever après lui avoir donnée, ça oui, c'était cruel. 

Vers 7 mois, youpi, elle a su la remettre toute seule. On allait enfin avoir la paix. Pour assurer le coup, on en a mis une deuxième dans son lit, au cas où elle perdrait la première. Du coup il lui en faut deux. Quelques minutes de dégustation comparée et elle s'endort paisiblement. Le problème c'est qu'il faut parfois se lever 2, 3 fois par nuit si les deux tétines ont disparu, enfouies derrière la nuque ou sous la turbulette. 

11 mois plus tard, épuisée, désespérée, j'ai fini par acheter un accessoire affreux, signe infamant de l'addiction à la sucette : l'attache-tétine. Je m'étais pourtant jurée de ne jamais en arriver là... 

Mini Kriskou dort maintenant avec une tétine reliée à sa turbulette par un petit ruban (court, pour éviter tout risque...) et une tétine "libre" de toute attache. Ce soir, au coucher, elle a préféré prendre la tétine libre. Aussitôt après, elle m'a tendu l'autre, reliée à sa turbulette, me l'offrant avec insistance jusqu'à ce que je la prenne dans ma main. Je ne sais pas ce que cela voulait dire, mais la scène était pour le moins cocasse. 

Gelée de limettes ou citrons-bergamotes 


Préparation en deux étapes, séparées par une nuit au moins. Pour 4 pots de 200g environ :
- 1 kg de pommes Granny Smith bio (non traitées) 
- 1 litre d'eau 
- 500g de limettes (citron-bergamote, ou citron doux de Tunisie : si vous ne voyez pas de quoi il retourne, cliquez ici
- 1 citron 
- sucre blanc (quantité variable selon le poids de jus obtenu) 

1. Couper les pommes en quartiers sans les peler ni les épépiner. Faites les cuire avec l'eau pendant 30 minutes environ, à feu doux. Eteignez le feu et laissez refroidir complètement. Récupérez le jus de cuisson obtenu (il aura beaucoup réduit lors de la cuisson). Pressez un peu les pommes avec le dos d'une écumoire pour en extraire le reste de jus et de pectine, mais pas trop pour ne pas diluer la pulpe dans le jus, ce qui nuirait à la transparence de la gelée (j'ai toujours tendance à écraser un peu les pommes, du coup mes gelées sont rarement très très translucides, mais je m'en fiche !). Filtrez le jus obtenu dans un chinois très fin ou à l'aide d'une étamine à confiture. Laissez reposer une nuit au frais (ou plus si ça vous arrange). 

2. Le lendemain, pressez le jus du citron et des limettes. Filtrez bien pour ne pas garder de pulpe. Ajoutez ce jus au jus de cuisson des pommes. Pesez l'ensemble et ajoutez 750g de sucre pour 1kg de jus. Versez ce jus dans une bassine à confiture ou une marmite. 

3. Taillez les écorces de 2 limettes en très fines lanières au couteau ou aux ciseaux (les lanières doivent faire moins d'1 mm de large si possible). Jetez les autres écorces. Disposez les lanières d'écorces dans une casserole, couvrez d'eau froide et portez à ébullition. Retirez du feu, égouttez, rincez à l'eau froide, égouttez à nouveau. Recommencez l'opération et laissez bouillir les écorces jusqu'à ce qu'elles soient translucides. 

4. Ajoutez les écorces blanchies au jus additionné de sucre. Faites cuire votre gelée à feu vif en remuant souvent et en surveillant bien la gélification. Dès qu'une goutte de gelée posée sur une assiette froide se fige et plisse si on incline l'assiette, la gelée est suffisamment prise. Mettez en pot, retournez les pots pour stériliser les couvercles, retournez à nouveau et laissez refroidir.