vendredi 10 août 2012

Crumble cake aux prunes du Cavoletto



Jusqu'à l'année dernière, je pensais avoir un prunier (et un seul) ; lequel produisait des reines-claudes absolument divines, sucrées, parfumées, juteuses, protégées par une très fine peau acidulée... Le seul défaut dudit prunier est que tous les fruits arrivent à maturité sur 7 à 10 jours, au cours de la première quinzaine d'août.

Outre ce merveilleux prunier, nous avons un autre arbre que jusqu'ici j'appelais "prunus", pensant que c'était un arbre d'ornement : un jeune arbre au tronc fin et droit, assez haut, au port érigé et fortement ramifié. Planté bien trop près de la maison, et à un endroit plutôt incongru. Il donnait jusqu'ici une poignée de petits fruits. 
Cette année, contre toute attente, le "prunus" s'est mis à produire une quantité sensiblement plus importante de petites prunes qui commencent à arriver à maturité ces jours-ci, prenant le relais de l'avalanche reine-claudine. Ces petites prunes ont une forme très légèrement plus haute que large et dissymétrique, avec une lèvre plus développée que l'autre. Elles rappellent les quetsches par la couleur aubergine couverte d'une abondante pruine bleutée, par leur chair dorée, douce et peu juteuse. Mais ce ne sont pas des quetsches, du moins, je ne crois pas. Elles sont plus petites et n'ont pas la forme ovale en "ballon de rugby" caractéristique de ces dernières. Peut-être s'agit-il de la variété de prune dite "petite bleue" ? 



Ces prunes sont meilleures cuites que crues : la cuisson révèle leur côté fruité-acidulé, leur côté un peu fruit rouge qui les différencie nettement des prunes jaunes ou vertes comme les reines-claudes, les mirabelles, etc. Elles se tiennent très bien en compote, en tarte, en clafoutis, mais je les aime encore plus dans ce simple et tendre crumble cake, à déguster au petit-déjeuner ou au goûter. 

Crumble cake aux deux prunes du Cavoletto

La recette vient de Sigrid (Il Cavoletto di Bruxelles). J'ai doublé la dose de prunes, que je trouvais un peu chiche dans la V.O. Il faut dire que des prunes, j'en ai à ne plus savoir quoi en faire ces jours-ci, il faut écouler la production... 
J'ai d'abord fait une version aux reines-claudes seules (photo du haut), puis une version mixte avec des petites prunes bleues et des reines-claudes, encore plus miam slurp (photo ci-dessous : les violettes au centre, les vertes à l'extérieur). Naturellement, tout autre fruit de saison sera bienvenu, de préférence s'il est légèrement acidulé.

 

Pour le biscuit :
- une vingtaine de reines-claudes et/ou de prunes violettes type quetsches (je n'ai pas pesé et tout dépend de la taille des prunes ; l'essentiel est d'avoir de quoi recouvrir la pâte)
- 260 g de farine T45
- 180 g de sucre
- 120 ml de lait entier
- 1 yaourt nature au lait entier (125g)
- 1 oeuf (60g)
- 2 cs de beurre (j'ai mis 25g + 10g pour graisser le papier cuisson)
- 1/2 cc de bicarbonate de soude
- 1/2 cc de levure chimique
- une pincée de sel
- le zeste d'1/2 citron jaune non traité, finement râpé
Pour le crumble :
- 2 cs de beurre
- 2 cs de cassonade
- 4-5 cs de farine T65 (j'ai remplacé une cs de farine par des amandes en poudre)
- une pincée de cannelle

1. Battez le beurre mou, le sucre et l'oeuf pendant 5 minutes, au fouet électrique.
2. Mélangez le lait et le yaourt d'un côté, la farine, la levure, le bicarbonate et le sel de l'autre. Ajoutez alternativement les deux mélanges dans la crème beurre-sucre-oeuf. Parfumez avec la cannelle et l'eau de fleurs d'oranger.
3. Garnissez un moule à gratin de papier sulfurisé que vous prendrez soin de beurrer. Versez l'appareil. Couvrez de prunes coupées en quartiers.
4. Du bout des doigts, mélangez les ingrédients du crumble jusqu'à obtenir un sable grossier. Répartissez le mélange sur les prunes.
5. Enfournez à 180°C pour 40 à 45 minutes. Laissez tiédir sur une grille. Dégustez froid ou tiède, accompagné de rien du tout, ou de fromage blanc, ou d'une boule de glace ou de compote (de prunes, pardi !)


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