vendredi 6 septembre 2013

L'auguste clafoutis aux prunes




Les derniers jours d'août ont été plein de petites satisfactions et j'avoue que la rentrée m'arrache un peu difficilement à l'atmosphère de vacances dans laquelle je m'étais finalement plongée.

J'ai passé du temps en couture, pour changer de la cuisine. Mon nouveau jouet est une machine à coudre. Qui l'eût cru, alors que que recoudre un bouton ou faire un ourlet de pantalon m'avait souvent arraché des soupirs d'ennui ? La couture serait-elle mon nouveau dada ? Pour débuter, j'ai réalisé des choses simples, housses de coussins parce que j'en avais assez de voir traîner quelques vieilles housses décolorées par le temps. Puis j'ai confectionné une housse de couette et des oreillers en Liberty pour mini K.

Je me déplace désormais en vélo avec assistance électrique, un autre joujou qui m'a totalement conquise. Un matin, en remontant à vélo la rue des Montgorges - une rue particulièrement pentue de Poitiers - j'ai "gratté" tous les vttistes du RICM. Certains semblaient étonnés, pour ne pas dire un peu vexés. Ils n'avaient pas compris que ma force musculaire résidait principalement sous le porte-bagage.


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Après les 30 pots de griottes du mois de juin, je me suis lancée dans les confitures de prunes : reines-claudes, prunes violettes dont je n'ai toujours pas identifié avec certitude la variété. Bien que nos deux arbres aient perdu une importante partie de leur ramure lors de la tempête du 26-27 juillet dernier, qui a fortement touché Poitiers, les fruits étaient abondants et délicieux. Profitons-en, qui sait si ces arbres survivront à l'hiver, leur tronc a été littéralement déchiré. Quant au mirabellier de ma voisine, déjà fortement amoindri par le passé, il a été rasé cette semaine. Dommage.

Aux confitures, nous avons ajouté quelques crumbles, quelques tartes toutes simples, des compotes, mais surtout un délicieux "clafoutis" aux prunes : une préparation qui sied aussi bien à ce fruit qu'à la traditionnelle cerise, à condition de prendre une variété peu juteuse comme les quetsches d'Alsace (évitez les grosses prunes allongées souvent vendues sous ce nom et qui ne sont pas aussi parfumées que les "vraies" quetsches). J'ai utilisé les prunes violettes dont le parfum est particulièrement intense après cuisson et qui se tiennent mieux que les reines-claudes, trop juteuses pour ce type de préparation. Ces prunes violettes sont plus sucrées que les quetsches : adaptez éventuellement la quantité de sucre si vous utilisez des quetsches pour réaliser la recette.


Clafoutis aux prunes violettes



Pour 4 à 6 personnes :

- 2 oeufs + 1 jaune
- 50 g de sucre
- 50 g de farine T55
- 10 cl de crème liquide
- 20 cl de lait entier
- 1 pincée de vanille
- 1 pincée de cannelle
- 1 cs d'eau-de-vie de quetsche
- 20 g de beurre et 1 cs de cassonade pour le moule
- environ 500 g de prunes type quetsches, bien parfumées, mûres mais encore fermes

1. Préchauffez le four à 150°C. Beurrez le moule et recouvrez le fond de cassonade. Mettez au frigo pour figer le beurre s'il fait chaud.
2. Cassez les oeufs, ajoutez sucre et farine tamisée, mélangez. Ajoutez le lait et la crème, la vanille, la canelle, l'eau de vie de quetsche, mélangez à nouveau pour que le mélange soit parfaitement homogène, mais évitez de battre, pour ne pas incorporer d'air à l'appareil et le rendre mousseux.
3. Dénoyautez et coupez en deux les prunes. Si elles sont acides, vous pouvez les saupoudrez de 2-3 cs de sucre et les laisser macérer ainsi 15 minutes. Sinon, passez immédiatement à l'étape suivante.
4. Sortez le plat à gratin du frigo et disposez les fruits au fond, ils doivent être bien serrés, vous serez peut-être amené à faire deux couches. Recouvrez de l'appareil à clafoutis.
5. Enfournez pour 50 minutes environ. A cette température, la pâte reste particulièrement moelleuse et les prunes ne se déferont pas trop en purée. Servez bien frais.